GLASS SKIN 165*357

CENTRE POMPIDOU PARIS  I  FRANCE 2025

Rituel de dépouillement et désobéissance poétique au Centre Pompidou dans le cadre de l’événement BECAUSE x BEAUBOURG & La Main Jaune .

Installation Performative composée de 33 films polyester avec couches de métaux ionisés de 165 × 357cm extraits des vitrages de la façade de verre du Centre Pompidou, Paris 2025
 

« On a fait la peau au Centre Pompidou »
Une action nocturne, spontanée, puis revendiquée.
On est venus comme des tagueurs, depuis les arrières-cours, hors cadre.
Pour terminer à l’aube, les mains qui collent, les mains qui créent.

Nous avons mis à nu la façade de verre, en arrachant la peau du bâtiment.
Ce film solaire noir, tendu depuis près d’un demi-siècle pour filtrer la lumière et protéger les œuvres.
Un geste à mains nues.

Cette nuit-là, Paris a enfin pénétré le musée.
La façade a cessé de se défendre.
Ce qui tombait au sol, ces fragments noirs, froissés, vivants, sexy, devenait œuvre à son tour.
Ce geste brutal était une libération.
Une mue.
Un acte vandale nécessaire.
Le bâtiment s’est offert à la lumière.

En prélude à sa fermeture, le musée s’est inversé.
Il s’est ouvert avant de disparaître.
Depuis son inauguration en 1977, aucune perspective n’avait montré le Centre Pompidou ainsi : nu, vulnérable, hyper-vivant.

Il fallait une désobéissance poétique.
Un geste physique libre qui interroge la relation entre pouvoir, matière et lumière.

Cette peau porte les cicatrices du temps.
L’empreinte du lieu.
Cette matière anonyme, technique, invisible, devient la matière première d’une installation, un ready-made architectural issu d’un geste d’arrachement et de révélation.
Pas si anonyme que ça : elle avait protégé des milliers d’œuvres, absorbé des décennies de souffle, de chaleur, de poussière, de regards.
Sa mémoire était déjà une matière.

Une fois détachée et autonome, ce noir profond, presque liquide, a capté la lumière, l’a retenue, l’a déviée. Ce qui servait à filtrer se donne enfin à voir comme un paysage fragmenté, une topographie d’îlots d’ombre et de reflets fossilisés, nées de l’arrachement.

Ce n’est plus l’institution qui expose l’œuvre : c’est l’œuvre qui expose l’institution.

  • Type: Installation performative.
  • Localisation: Centre Pompidou, Galerie 1, 
  • Auteur: Stéphane Malka, architecte et scénographe
  • Production: The Stages Design
  • Superifice: 2000m²

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